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Iceland Lab du 17 au 31 juillet 2021

Un séjour pour découvrir l'Islande mais pas seulement ! Nous allons mettre en place le suivi du glacier Heinabergsjökull qui constitue une « petite » langue glaciaire de l'immense calotte Vatnajökull. Voir descriptif détaillé

Iceland Lab du 17 au 31 juillet 2021

Un séjour pour découvrir l'Islande mais pas seulement ! Nous allons mettre en place le suivi du glacier Heinabergsjökull qui constitue une « petite » langue glaciaire de l'immense calotte Vatnajökull. Voir descriptif détaillé

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Le Journal de Bord

Samedi 17 juillet

Aéroport de Reykjavík, 18h : tout le monde arrive enfin malgré les péripéties du trafic aérien.
Camp de base, 19h : déjà un peu de pluie mais pas de quoi décourager l’installation au campement. Finalement, tout le monde se réfugie sous la tente « Mess » (abris convivial, chaleureux et pratique, et bien sûr où on rentre l’intégralité du groupe).
Camp de base, 22.30 : Toujours pas de nuit à l’horizon, on patiente....
Bonne nuit/jour sans fin et à demain !

Dimanche 18 juillet

Suite à un sommeil séquencé, la compagnie s’éveille et se nourrit de son petit-déjeuner groupé avant de partir explorer cette sauvage contrée.

Après s’être trompé de parking (perturbation du chauffeur par l’écoute du générique de Pokémon dans la voiture), nous arrivons devant un site géothermique embaumant l’œuf pourri (présence de soufre). Dans cette ambiance réchauffée par la vapeur d’eau, Laura nous présente l’activité géologique de l’Islande. Après un court raidillon sur un décor de séries dérivées de Star Wars et une courte étude des différents types de roches, nous déjeunons puis nous nous affrontons lors d’un concours de ricochets, remporté d’une main de maître par Joshua (mention spéciale à Hugo). Maxence effectuait dans les mêmes temps une difficile entrée dans l’eau.

Nous nous dirigeons ensuite vers la jeune coulée de lave du volcan Fagradalsfgall (surnommé Henrï). Après une ascension des coteaux surplombant la coulée et une découverte minutieuse des laves paohéohé cordées, nous assistons à un spectacle rarissime : le volcan laisse soudainement échapper de majestueuses fontaines de lave. Nous sommes restés entre 1h15 et 1h30 à admirer cet événement inattendu et d’une rare beauté.

En redescendant, l’art géologique islandais poligonal lié au permafrost nous est expliqué par Hugo. Nous rentrons ensuite nous reposer de cette dure journée et laissons Maxence s’entraîner à la corde à sauter.

Lundi 19 juillet

Après une meilleur nuit de sommeil que la veille, l’atelier démontage de tente bat son plein et finit dans les temps (10h03). S’ensuit un long trajet entre plaines, montagnes et océan pour rejoindre notre nouveau campement sous un franc soleil.
Taboulé, jeu de cartes et sieste sont les bienvenus pour profiter du moment. Direction les sources chaudes de la vallée glaciaire de Reykjadalur pour une baignade méritée après une chouette randonnée de quelques kilomètres. Ne souhaitant pas nous transformer écrevisse, nous recherchons un spot d’eau chaude dans les limites du supportable (à l’exception de Clément qui s’adapte étonnamment bien aux coutumes locales). Finalement, nous nous rabattons sur un petit ruisseau d’eau froide pour témoigner de notre passage dans cette rivière géothermale. Hugo nous ramène alors une boue qu’il prétend être de l’argile et commence une esclandre avec Laura. Lassés de ce mauvais jeu, ils reprennent leur sérieux pour nous proposer/inciter/contraindre (rayer la mention inutile) de nous enduire d’argile pour bénéficier de ses soi-disantes vertueuses propriétés pour la peau. Commence alors l’atelier peinture corporelle, attirant les regards amusés des randonneurs.
Petit goûter ou l’on apprend que les pommes islandaises ont la capacité de se couper en deux en appliquant une force adaptée au bon endroit. Suite à une courte mais intense montée, un magnifique panorama s’offre à nous. La descente s’effectue au milieu du peuple islandais animal (mouton) qui profite lui aussi de ces sources bienfaisantes.

Arrivés au campement, nous improvisons un barbecue à l’essence qui finit en partie à la poële. Cela ne nous empêche pas de savourer notre dîner avant d’en apprendre plus sur les glaciers islandais puis d’aller nous coucher.

Mardi 20 juillet

Après un sommeil de plomb et un réveil difficile pour certains, nous petit-déjeunons en T-shirt sous le soleil (chose rare en Islande). Nous prenons la route pour Vik, traduit littéralement par « ville ».
Nous effectuons ensuite un arrêt à la cascade de Seljalandfoss. Sur la route, nous avons pu observer les imposants glaciers Eyjafjallajôkull et Mÿrdalsjôkull sous un vent digne des films d’animation de Miyasaki. Une halte à Skogafoss nous permet de déjeuner d’un repas italien local au possible (tomates sous serre, pesto, parmesan d’Amsterdam). S’ensuit un concours de bain de pieds où le vainqueur (ici égalité entre Angèle et Sacha) est celui qui reste le plus longtemps les pieds et mollets dans l’eau de fonte entre 5 et 7 °C. La compétition dérive cependant vers un concours de blagues nulles (les grains de sables à la plage). Suite à cela débute l’ascension des quelques marches (une centaine) pour atteindre le point de vue au dessus de la cascade.
Nous avons continué ce petit chemin jalonné des cascades et de moutons. Laura nous explique alors comment ces rivières et cascades de fonte se forment puis nous redescendons pour rejoindre notre nouveau campement.
Nous nous arrêtons en chemin pour admirer de sublimes orgues basaltiques (avec explication de leurs formation) et observons le vol des macareux rentrant de la pêche pendant qu’un vent à décorner les bœufs nous assaille (rafales à 60km/h).
Une fois les tentes installées, Hugo essaie de nous amener à la piscine, qui est malheureusement blindée. Après ce cuisant échec, nous nous retrouvons à rebondir sur un trampoline tricolore comme des enfants de moins de 10 ans. Un curry aux légumes compose notre repas avant un sommeil réparateur (dans la mesure du possible).

Mercredi 21 juillet

Puisque les tentes ne se sont pas envolées durant la nuit nous nous retrouvons à 11 autour autour d’une table pour manger. Direction ensuite le Solheimajôkull pour une randonnée hors piste nous amenant à surplomber ce glacier. Hugo parsème le chemin de points d’informations très interressants (sur les glaciers et leur évolution) et d’incroyables points de vue. Nous rallongons le chemin pour s’approcher au plus près de cet imposant géant de glace.
Nous retournons au campement vers 14h30 pour manger puis nous nous dirigeons vers la même piscine qu’hier : elle est malheureusement fermée pour nettoyage. Nous effectuons à la place une excursion au centre commercial où sont présents moults trolls et autres bricoles. Nous reprenons la route après les courses en espérant pouvoir aller à la piscine sur le chemin. La route est parsemée de glaciers que nous admirons de loin. En arrivant à la piscine, qui était « fermée », nous décidons de nous rabattre sur le seul restaurant à 50 km à la ronde, pour déguster des boissons locales.
Nous arrivons assez tard au camping qui est blindé. Après le repas à 22h30, Hugo nous expose la mission scientifique que nous devons mener à bien avant d’aller nous coucher face une vue magnifique sur le Vatnajôkull.

Jeudi 22 juillet

Après un réveil sous le soleil et face au Vatnajôkull, nous rattrapons le journal de bord de la veille avant d’aller petit déjeuner. Le départ de la randonnée, qui se situe juste en face de nos tentes, s’effectue sous le soleil. Petit arrêt devant une cascade pour mettre un peu de crème solaire avant de se diriger vers Svartifoss, petite cascade entourée d’orgues basaltiques. Puis nous nous dirigeons vers une des langues glacière du Vatnajôkull, le Skaftafellsjokull. Laura nous fait alors un petit cours de botanique.

Le ciel se couvre mais nous gardons tout de même une belle vue sur le glacier. Nous mangeons devant et Maxence s’attelle a dessiner le paysage. Nous montons ensuite vers un col malgré ses plaintes ! Puis nous redescendons les 1000 mètres de dénivelé déjà parcouru à la montée. Nous parcourons un magnifique petit chemin, et faisons une pause goûter sur une table d’orientation.

Nous revenons au camping, tout le monde est content d’arriver pour cause de mal au pied ! Après quelques échanges de frezbee nous sommes stoppés par la pluie et allons nous doucher.
En attendant de préparer le repas, nous faisons un jeu de carte. Pendant que les pâtes et les légumes cuisent nous discutons de différents évènements drôles qui ont pu se passer dans nos collèges et lycées respectifs. La pluie continue de tomber donc nous restons retranché dans la grande tente en attendant de manger et d’aller dormir.

Vendredi 23 juillet

Après un réveil sous la pluie, nous petit-déjeunons de pancakes, puis faisons chacun notre vaisselle avant de plier le camp. Nous entamons alors la route vers Hofn et tout le monde somnole dans la voiture.
Premier arrêt sous la bruine devant un lagon d’icebergs où l’on aperçoit des otaries. S’ensuit une petite explication de la couleur des blocs de glaces. Puis Hugo nous explique les différents films qui ont été tournés en Islande devant une expo photo.

On s’arrête ensuite à Hofn. Là, nous achetons un ballon de foot que nous essayons immédiatement avant de pouvoir aller à la piscine.
La piscine nous accepte enfin ! Les garçons enchaînent les tours de toboggans pendant que Hugo et Laura font une microsieste dans l’eau chaude. Emeline et Maxence s’affrontent lors de concours de celui qui reste le plus longtemps dans l’eau à 5 degrés, concours largement remporté par Sacha.
En sortant de la piscine, nous improvisons un goûter puis repartons pour deux heures et demi de route vers un camping encore non déterminé (à 19h30).
En chemin nous profitons d’une petite éclaircie pour cuisiner et manger des tacos/faritas (on a pas encore trouvé la différence) avec une vue magnifique. Encore une microsieste pour les conducteurs avant de reprendre la route dans les fjords de l’est. Le paysage depuis la voiture est extraordinaire, nous avons même droit à un coucher de soleil islandais. Puis arrivée dans un camping super bien placé. Montage de tente, un peu mouvementé pour Clément et Joshua qui avaient fait de leur précédente tente une piscine. Vue la fatigue accumulée, nous sommes tous allés nous coucher rapidement.

Samedi 24 juillet

Aujourd’hui, nouvelle journée détente qui commence par une grasse matinée (de 9h pour les matinaux à 11h pour les plus tardifs).
Ce matin, nous sommes confrontés à un défi de taille : la lessive à l’eau glacée. Juste au moment on nous l’ achevons, quelqu’un nous informe qu’une machine à laver est disponible...
Après une succession de parties de président, nous improvisons un déjeuner. S’ensuit un temps calme avant une promenade dans la vallée glacière dans laquelle nous campons. Nous remontons une petit chemin à côté d’un cours d’eau et de cascades. Dans le même temps, nous profitons des explications scientifiques d’Hugo et Laura, tant sur le paysage que sur la cristallisation des minéraux. Une fois revenus, certains jouent au ballon tandis que d’autres rédigent le journal de bord et échangent avec Hugo devant de grandes cartes géologiques à propos du projet scientifique, c’est à dire l’installation d’une caméra time lapse pour observer le vellage du glacier Heinabergsjökull.
Juste le temps qu’il faut pour qu’un bon risotto soit prêt à déguster. Pour clôturer la soirée, nous regardons un documentaire sur l’étude des glaciers. Plus précisément, ce reportage retrace le travail d’un photographe qui grâce à des caméra time lapse à pu prouver l’impact de réchauffement climatique sur la fonte des glaciers.

Dimanche 25 juillet

Réveil sous le soleil et le vent. Puis nous prenons une magnifique route le long des fjords pour aller faire de rapides courses. Puis nous partons pour une randonnée hors piste dans une vallée glaciaire. Nous déjeunons devant une petite cascade à l’abri du vent. Puis nous partons à la recherche de cristaux de feldspath.

Nous remontons le long de la vallée, mais pour économiser l’énergie des troupes, nous optons pour une petite pause au soleil. Certains font la sieste pendant que d’autres dessinent ou discutent. Nous repartons avant d’avoir froid et longeons le lit de la rivière.
Pour ne pas accumuler la fatigue nous allons nous coucher tôt.

Lundi 26 juillet

Nous nous sommes levés un peu tard mais sous le soleil. Nous enchaînons par le pliage de tente, puis nous partons en voiture pour Hofn.
Nous expérimentons l’humour de répétition dans la voiture. Nous nous arrêtons devant les fameux chevaux islandais (petits et trapus) et leurs poulains.
Arrivés au campement, nous procédons à un montage de tente rapide et efficace pendant qu’Hugo va faire les courses. Nous mangeons en quatrième vitesse pour ne pas arriver en retard à notre rendez vous avec une hydrogéologue, Aude, et Clémence, en stage de master en Islande. Nous effectuons, avec elles, des mesures de débit de la rivière et de profondeur de puits jusqu’aux aquifères.

Ensuite, nous nous dépêchons d’aller à la piscine où les bains d’eau chaude nous attendent. Deux minutes de voiture plus tard, nous entrons dans un centre de recherche et de documentation sur les glaciers pour échanger avec un chercheur et un photographe qui étudient les impacts du réchauffement climatique sur les glaciers grâce à des caméras time lapse.
Après, nous rentrons au camping pour manger rapidement devant un magnifique coucher de soleil.

Mardi 27 juillet

Après un réveil à 6h, nous partons sous la pluie vers le Heinabergsjôkull, pour effectuer le projet qui nous amène ici.
Une petite piste nous met directement dans l’ambiance du lieu. Lorsque nous nous arrêtons, nous pouvons admirer les icebergs et leurs reflets dans l’eau calme du lagon glaciaire. La randonnée commence sous un ciel couvert et nous place rapidement face à un gué qu’il nous faut traverser pieds nus. Nous entamons ensuite une montée sur la crête à travers les chemins des moutons. Le ciel se dégage peu à peu et la vue sur le glacier est à couper le souffle. Nous nous arrêtons peu après pour pique-niquer et cherchons un endroit propice au placement de la caméra nommée Tikee. Un dyke nous semble être l’endroit approprié. Hugo et Laura commencent alors l’installation de la caméra, étant donné la difficulté d’accès du site choisi. Après deux heures d’installation durant lesquels nous nous occupons avec les petits crumbles de Joshua et de la musique qui laisse plus ou moins à désirer, nous redescendons vers les voitures. Une petite pause sieste et cookies agrémente cette charmante descente.

Sur le chemin du retour, la voiture est bien calme. Après l’arrivée au camp nous décidons de retourner à la piscine. 1h30/2h à barboter plus tard, nous rentrons préparer le curry du soir, pendant que la pluie commence à tomber. Vaisselle express pour que nous puissions aller nous coucher le plus tôt possible
— > la suite et les photos arrivent bientôt !!

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