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Mysterre des Alpes Suisse à l'Affut de la Biodiversité du 19 au 26 (...)

Bienvenue dans le journal de bord de notre équipe de géologues en quête de plantes rares ! Nous raconterons ici comment nous allons explorer les (...) Voir descriptif détaillé

Mysterre des Alpes Suisse à l'Affut de la Biodiversité du 19 au 26 (...)

Bienvenue dans le journal de bord de notre équipe de géologues en quête de plantes rares ! Nous raconterons ici comment nous allons explorer les (...) Voir descriptif détaillé

Ellis (7 ans), Aitor (8 ans), Kéona (10 ans), Samuel (15 ans) et Dorian (17 ans)
repérer et corréler des sols géologiques particuliers avec des plantes spécialisées de ces sols
projet de recherche de terrain mêlant à la fois de le géologie et de la botanique

Le Journal de Bord

Dimanche 19 juillet 2020

Tout le monde est bien arrivé au centre des Choucas ! Après l’installation dans les chambres, nous nous retrouvons autour d’un bon repas. Nous serons une trentaine cette semaine mais le groupe « A l’Affût de la biodiversité » sera toute la semaine en itinérance donc on les verra moins. Sur le centre, il y aura donc deux groupes qui resteront : le groupe astro et notre groupe Mysterre des alpes/A l’affût. Après le repas, nous nous retrouvons dehors pour la veillée. André, un des éducateurs du groupe astro, arrive en grande trombe enveloppé dans une couverture et prétend être le Maire de Chandolin. Il fait rire tout le monde avec ses accents mélangés de Marseille, de la Suisse, et son jeu de paysan. Il nous explique que pour être digne de passer nos vacances à Chandolin, nous devons respecter la tradition du village, qui est de connaitre tous les prénoms de tout le monde. De cette façon, nous pourrons accuser celui qui vole des vaches dans le village ! Après plusieurs petits jeux, nous avons tous appris et retenus nos prénoms. La veillée se termine dans la bonne humeur et tout le monde va se coucher, avec hâte que la semaine commence..

Lundi 20 juillet 2020

Ce matin, après le petit déjeuner et la présentation par Rosina du fonctionnement de la vie du centre, nous avons choisi tous ensemble nos règles de vie pour la semaine, et nous les avons écrites sur un poster. Puis nous nous sommes fait des badges en forme de valise, sur lesquels nous avons dessiné ce qu’on aime le plus emmener avec nous en voyage, et nous avons placé chacun notre badge là où on voulait sur le poster « Planète OSI » : selon comment on se sent, on peut le mettre sur l’île de la solitude, sur la terre de l’aventure, ...
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Puis, chacun se réunit avec son groupe par thématique. Pour notre groupe, on passe déjà à l’action : nous allons partir dès aujourd’hui en bivouac dans la montagne. Nous rejoindrons le groupe A l’Affût de la biodiversité itinérant pour cette première nuit, au Lac du Louchet. Nous nous occupons donc de réunir nos affaires et de préparer nos sacs. Nous sommes tout prêts à midi, et un bon repas nous attend. Nous partons finalement pour 14h avec le car postal. Arrivés à Vissoie où nous avons un changement de car à faire, le conducteur nous propose gentiment de nous emmener à destination même si son car n’est plus en service. Nous nous retrouvons ainsi seuls dans le grand bus, et arrivons en avance au Barrage de Moiry. A partir de là, nous commençons par un rallye de lecture de paysage : nous avons chacun une liste de choses qu’il faut voir autour de nous : un glacier, une moraine, des couches sédimentaires, le pic de la Dent blanche, la direction du nord, etc. l’occasion d’aborder beaucoup de notions intéressantes pour comprendre le paysage géologique qui nous entoure. Puis nous traversons le pont impressionnant du barrage pour suivre un petit sentier qui nous amènera jusqu’au lac de Lauchet. Après la pause goûter, nous nous mettons en marche, et nous nous arrêtons dès que nous rencontrons une nouveau type de roche, qui raconte l’histoire de ce paysage magnifique dans lequel nous marchons. Au début, nous identifions (grâce à une clé réalisée par les participants des précédents séjours) du gneiss rubané, qui date de plus de 500Ma, lorsque la vie n’existait que sous l’eau ! Puis en remontant, on trouve des quartzites et conglomérats, déposés par des rivières il y a 270Ma, lorsque la Terre n’avait qu’un seul continent : la Pangée. Et là belle surprise, nous nous trouvons face à plusieurs gros blocs de pierre ici et là dans les zones herbeuses. Mais comment ont-ils pu arriver là ? C’est Kéona et Aïtor qui trouvent la réponse : c’est le glacier de Moiry, qui a déposé ces blocs lorsqu’il était beaucoup plus immense et remplissait la vallée ! Ce sont donc des restes de la moraine abandonnée par le glacier il y a plus de 16 000 ans. Nous croisons enfin de la cornieule, une roche toute friable jaunâtre et qui a servi de plan de glissement au moment où les Alpes ont commencé à se former : c’est à dire lorsque l’ancien continent européen a plongé sous l’ancien continent africain il y a 35Ma. C’est étonnant comme nous arrivons à retrouver des morceaux de l’histoire des Alpes dans ce petit bout de chemin.
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Nous arrivons finalement sur le lieu de bivouac vers 18h, avant le groupe A l’Affût itinérant qui ont pris un peu de retard. Après l’installation de nos « lits » pour la nuit, on joue à faire des ricochés sur le lac. Vers 19h, l’autre groupe nous rejoint ! Nous nous régalons d’un dîner simple cuisiné au réchaud mais très bon ! Pâtes, jambon cru et parmesan, miam ! Les plus grands jouent aux cartes pendant que les plus jeunes s’emmitouflent confortablement dans leur duvet. A 22h, tout le monde dort sous le beau ciel étoilé ...
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Mardi 21 juillet 2020

Nous nous réveillons avec le son des cloches du troupeau de vache qui vient faire le tour du lac...Tout le monde a bien dormi sauf Samuel qui a eu froid et qui avait hâte de se lever ! Le bon chocolat chaud est le bienvenu. Puis nous remballons nos affaires. Dorian va rester un peu avec le groupe A l’affût pour approfondir ses connaissances naturalistes, et nous rejoindra pour l’heure du déjeuner au centre. Pendant ce temps, nous redescendons le sentier, en regardant cette fois surtout les fleurs ! Nous apprenons à reconnaître les différentes parties de la fleur, et les différents types de fleurs -régulière ou irrégulière, à pétales séparés ou libres, en capitule...Nous arrivons au bus vers 11h, et sommes de retour au centre, juste pour nous mettre les pieds sous la table. Après avoir étendu nos couvertures de survie pour les faire sécher, et rangé nos affaires de bivouac, nous nous retrouvons tous dans le laboratoire Biodiversité (avec Dorian qui nous a donc rejoint entre temps). Catherine nous offre à tous des loupes qui grossissent 10 fois, une vraie qualité de loupe pro ! Puis, Kéona, Ellis et Aïtor vont chercher leur pierre fétiche ramenée de chez eux. Ils remplissent une fiche d’observation des roches en y mettant tout ce qu’ils arrivent à voir sur leur pierre, puis utilisent des guides pour trouver son nom. Pendant ce temps, Samuel et Dorian se sont connectés sur le site Observations.org dans lequel nous avons enregistré toutes nos observations de plantes le long du sentier pris ce matin. A partir de la liste des fleurs, ils recherchent dans le guide Flora Helvetica les types de sol sur lesquels elles poussent de préférence … On en déduit que le sol est plutôt sec, peu riche en nutriments et d’acidité neutre (ni très basique ni très acide). Ces résultats sont cohérents avec les types de roches observés sur notre itinéraire. Avec tous ces constats, ils remplissent la fiche d’observation de terrain du type de sol, dans laquelle on précise les roches identifiées, mais aussi les plantes, d’où on en déduit les spécificités du sol. Puis, Catherine emmène Kéona, Ellis et Aïtor dehors pour tester les outils du géologues : armés chacun d’un casque, de lunettes de protection et d’un marteau, les voilà affairés devant le centre au milieu des éboulis, à extraire du quartz. Pendant ce temps, Samuel et Dorian étudient la carte géologique du coin pour repérer par où nous pourrions nous promener pour étudier les différences de sols et de végétation. Dorian prend aussi le temps d’identifier une des campanules récoltée par Kéona, il s’agirait de la Campanule fluette.
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Avec tout ça, on a bien avancé dans notre projet, on a bien mérité le goûter. Après le régal des biscuits fait maison de Marie, nous nous retrouvons tous derrière le centre pour des parties d’ultimate et de Cubic (une jeu de quille qui ressemble au Molkee). Après le dîner, les astros ont une soirée au planetarium. Nous ne sommes donc plus que le groupe mix au centre. Rosina nous a préparé une veillée sur les 5 sens avec plein de petits jeux et défis très amusants.

Mercredi 22 juillet 2020

Ce matin nous nous réveillons avec l’odeur des pancakes que Christelle nous a préparés, il y en a une belle platée de quoi faire le plein d’énergie avant la rando qui nous attend. Nous prenons le bus tôt, à 8h50 pour rejoindre la vallée de Zinal. En sortant du bus, nous suivons un sentier à plat le long de la Naviscence (le torrent qui provient du glacier de Zinal). Il fait beau et la vallée est magnifique. Nous croisons des troupeaux de vaches , remarquons les dégâts laissés par les avalanches dans la végétation à un endroit, et nous repérons aussi les moraines laissées par le glacier de Zinal, et même celle datant du maximum glaciaire, bien plus haut en altitude ! Puis le sentier commence à monter en lacets, nous faisons des petites pauses et arrivons finalement juste à temps pour grignoter un peu avant la visite de la Mine de La Lée. Hop, nous nous équipons avant d’entrer : casques, lampe frontale et une grosse veste pour ne pas se refroidir une fois à l’intérieur. Rosina, la directrice du centre nous a rejoint, elle avait vraiment envie, elle aussi, de découvrir la mine et a pu se libérer pour en profiter avec nous. La guide nous explique l’historique de la mine, les outils utilisés pour la creuser et l’exploiter, et nous décrit les minéraux que l’on voit dans la veine de quartz. Le minéral recherché ici est la chalcopyrite, dont le cuivre était ensuite extrait. Mais la mine n’a jamais été rentable : veine de quartz trop peu épaisse, présence de chalcopyrite en trop petite quantité, et l’acheminement du minerai jusqu’à l’usine de traitement à Sierre beaucoup trop coûteux. En attendant, nous nous émerveillons des multiples couleurs que prend la chalcopyrite avec l’oxydation de surface : du jaune doré, nous voyons découler du vert, du bleu et même du rose parfois. Nous explorons les différentes galeries, il faut même parfois se pencher et surveiller nos pieds dans les passages pentus. Au sortir de la visite, tout le monde est content de se remettre au soleil pour le pique-nique avec vue sur le Besso. Puis, pendant que Dorian et Catherine inventorient les plantes autour de nous, Ellis, Aytor, Kéona et Samuel se mettent en recherche de chalcopyrite et autres minéraux aux belles couleurs dans les éboulis en marge du carreau de la mine, avec marteaux casques et lunettes. Très vite, ils trouvent des roches magnifiques avec plein de chalcopyrite dedans ! Super !
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Nous profitons de la redescente en prenant notre temps et en nous arrêtant régulièrement pour observer des plantes et insectes dont nous prenons la donnée sur l’application Obsmapp. Nous arrivons de retour au centre vers 18h, pile au moment où commence la pluie, on a eu vraiment de la chance avec la météo !
Pour le dîner, nous mangeons des pizzas fait maison par Ellis et 6 autres participants du groupe astro (l’atelier cuisine s’est organisé sur la base du volontariat) : la pâte fait maison est excellente, un vrai régal ! La soirée se termine avec des jeux de sociétés : loup-garou, Dixit, jeux de cartes, Citadelles, Trivial Poursuit ...

Jeudi 23 juillet 2020

Aujourd’hui, Léna est aussi avec nous. Elle était avec le groupe « A l’Affût itinérant » mais a préféré revenir hier au centre pour se reposer. Nous nous réunissons donc à 7 dans le labo Biodiversité pour décider de notre destination du jour. Entre les 2 possibilités proposées par Samuel et Dorian, nous choisissons celle qui nous permettra de voir le plus de minéraux : en route pour trouver les vestiges d’une mine proche du Lac Wäschtsee. Nous nous équipons avec marteaux, casques et lunettes et emmenons le pique-nique. Juste derrière le centre, nous prenons le funiculaire puis nous rejoignons le Col sur un petit sentier à flan qui donne une belle vue sur toute la vallée. Arrivés au col, nous redescendons de l’autre côté tout en recherchant sur le versant face à nous si l’on trouve des roches teintées de couleur différentes, pour repérer la couche géologique qui nous intéresse. Ca y’est, Samuel les repère le premier ! Nous décidons d’abord de nous arrêter pour le pique-nique (avec une belle vue sur les 3 lacs en contre bas), puis c’est parti, nous traversons hors sentier, droit vers les roches repérées. En moins de 5 minutes de recherche, nous découvrons l’entrée effondrée de la mine, avec l’amoncellement de roches sur le carreau qui nous réserve plein de découvertes ! Pendant que Samuel, Léna, Ellis, Aitor et Kéona font équipe pour rechercher des minéraux, Dorian et Catherine font un inventaire complet des plantes présentes en-dessous de la mine, puis au-dessus de la mine (53 espèces notées sur Obsmapp !). Puis ils remplissent la fiche de caractérisation du sol en-dessous et au-dessus en classant les plantes observées par ordre de prépondérance, et de même pour les roches. Nous chercherons plus tard, de retour au labo, si nous pouvons en déduire des caractéristiques différentes en passant du dessus au-dessous de la mine, comme prédit par la carte topologique géologique. En première conclusion, nous avons déjà constaté que certaines plantes sont présentes au-dessus et non en-dessous. Puis, pendant encore 10 minutes, nous finalisons nos recherches de minéraux, nous avons trouvé : plein de chalcopyrite (« l’or Or Métal précieux. Dans le cadre du séjour Le TrésOR des MINES nous chercherons de l’or dans le Val d’Anniviers, à la batée. des fous car ça brille comme de l’or Or Métal précieux. Dans le cadre du séjour Le TrésOR des MINES nous chercherons de l’or dans le Val d’Anniviers, à la batée. mais ça n’en est pas »), de la malachite et de l’azurite (respectivement vert et bleu, qui dérivent de l’oxydation de la chalcopyrite), ainsi que de la galène (un sulfure de plomb). Et toutes sortes de teintes liées à l’oxydation du fer, des teintes violettes, du quartz rose ...il est déjà l’heure de faire demi-tour. Nous reprenons le sentier vers le télésiège, et sommes de retour au centre juste pour faire le point sur nos observations de la journée, puis pour choisir le programme du lendemain. Place ensuite au goûter. Le groupe astro est parti faire un dîner sur le feu et reviendra à la lampe frontale de nuit (à défaut de pouvoir faire un vrai bivouac à cause du temps incertain), nous sommes donc seuls sur le centre et on apprécie cette ambiance familiale. Après le goûter, nous jouons aux cartes. Au dîner, nous fêtons l’anniversaire d’Aitor qui a 9 ans, avec des petites tartelettes au chocolat joliment décorées d’une fleur de trèfle. Et pour la veillée, une soirée cinéma dans le canapé avec popcorn ! Nous regardons Microcosmos.
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Vendredi 24 juillet 2020

Ce matin c’est la grasse mat pour tout le monde. Catherine est en congé, et nous avons une liste de choses que nous pouvons faire pendant son absence. Pendant que les astros à côté de nous continuent leurs activités, nous choisissons donc chacun ce qui nous plaît le plus. Dans un premier temps, tout le monde s’attelle à identifier/étiqueter ses minéraux récoltés à l’aide des loupes et des guides. Puis, Samuel et Dorian relèvent le défi d’identifier un papillon de nuit trouvé mort il y a quelques jours, à l’aide d’un gros guide. Ellis et Aïtor dessinent les minéraux qu’ils ont trouvé et imaginent toutes sortes de mines inconnues, dans lesquelles ils dessinent les cristaux et les outils du géologue. Kéona prend des notes dans son journal de bord. L’heure du repas arrive vite puisque nous nous étions levé tard. Et là, quelle surprise ! Pour le dessert, nous fêtons de nouveau l’anniversaire d’Aitor, cette fois avec un grand gateau et un beau poster avec les signatures de tout le monde ! Eh oui, tout le monde voulait être là pour marquer le coup, alors on a décidé qu’on ferait un petit anniversaire le jour-même (donc hier soir), et le gros anniversaire tous réunis aujourd’hui !
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Après le déjeuner, nous avons droit à la projection d’un reportage sur les plantes de hautes altitudes : « les îles du ciel », puis c’est le temps libre.
Le groupe « A l’affût de la biodiversité en itinérance » nous rejoignent sur le centre en fin d’après-midi. Ça y’est, nous voilà tous réunis ! Nous fêtons ça avec une fondue suisse. Puis les astros partent à l’Observatoire pendant que les autres jouent au jeu « Game of Glaçons » : un jeu très sympa qui consiste à faire fondre le glaçon des autres avant le sien, grâce à des cartes d’attaques diverses : attaque au sel, au sèche-cheveux, à l’eau tiède, au radiateur, à la bougie, etc.

Samedi 25 juillet 2020

Ce matin, après le ptit déj nous nous réunissons avec le groupe mix pour faire le bilan de notre semaine et raconter ce qui nous a plu et moins plus tout au long de la semaine. Puis c’est le moment de préparer la retransmission : cet après-midi à 15h, les familles des participants pourront se connecter en live pour suivre les exposés et démonstrations de ce qu’on a fait cette semaine, pour l’ensemble des groupes du centre. Ellis choisit de présenter sa roche de chalcopyrite et comment on identifie ce minéral. Kéona s’attèle à la réalisation d’un poster pour comparer les roches et minéraux des 2 mines que l’on a visité : La Lée et Wäschtsee. Aitor décide d’expliquer comment nous avons découvert la mine de Wäschtsee et ce qu’ony a observé. Et enfin, Dorian et Samuel font équipe pour présenter le protocole de caractéristation des sols que nous avons utilisé. Ils finissent de remplir les fiches de terrain, en analysant pour toutes les plantes présentes les types de sols qui leur sont associés. Nous trouvons que pour le sol au-dessus de la mine et celui en-dessous, les propriétés du sol semblent similaires, avec l’un des deux légèrement moins acide que l’autre.
Puis vient l’heure du repas, qui s’enchaine avec un petit forum organisé par Rosina pour récolter les impressions et avis de tout le monde sur la semaine passée ensemble sur le centre. Et hop, juste le temps de fignoler encore 2-3 trucs et c’est l’heure de la retransmission. Nous commençons par notre groupe mix, puis ce sont les A l’Affût de la biodiversité qui racontent leurs aventures en itinérance, et enfin les astros qui nous font toute une mise en scène théâtrale très réussie, et qui nous fait nous déplacer de l’intérieur vers l’extérieur et retour à la salle informatique pour finir, avec présentation de tout leurs outils et matériel scientifique. Nous concluons avec des coucous à la caméra avec les parents, et fêtons tout ça avec un bon goûter ensuite. La fin de journée passe vite avec le pliage des bagages, les douches, et des jeux de cartes. Chacun reçoit un beau cas OSI en tissu, ainsi qu’un diplôme indiquant le nombre d’heures de recherche participative effectuée pendant la semaine. Au dîner, nous nous régalons d’un bon plat préparé par Christelle. A la fin, nous pesons la poubelle à gachis alimentaire de la semaine, et nous sommes contents de constater que nous avons très peu gâché, bien loin de la moyenne nationale. Puis c’est le moment de révéler le jeu « Anim’Story » qui a duré tout au long de la semaine : chaque éducateur avait un secret qu’il nous fallait découvrir. Nous avions la liste des secrets d’un côté et la liste des éducateurs d’un autre. Pas facile de savoir à qui appartient chaque secret. En tout cas, le moment où chaque éducateur a expliqué les circonstances de son secret a été un moment de grands fous rires : on a appris comment l’un s’est fait volé son sandwich par une vache, l’autre qui a refusé de porter un bonnet et en a eu les oreilles en chou-fleurs pendant une semaine, celui qui dort avec sa peluche, Maire la cuisinière qui pleure au oins 3 fois dans la semaine à chaque séjour OSI ...(eh oui, elle pèle des oignons en cuisine :), etc. La veillée musicale a ensuite démarré, avec des popcorns et une superbe ambiance, animée par le DJ André ! Régulièrement, il y avait des petits intermèdes pendant lesquels étaient nominés plusieurs d’entre nous sur une catégorie précise : « les meilleurs talents », « les plus passionnés », « les meilleurs duos/trios ou quatuors », etc. A chaque fois nous étions plusieurs nominés, mais un seul avait le prestige de remporter l’oscar dans sa catégorie ! L’occasion de bien rire de toutes les anecdotes de la semaine. A la fin, les ados du séjour astro ont décidé de s’y mettre eux aussi, et ont dont nominé tous les éducateurs dans la catégorie « meilleure équipe encadrante », et l’oscar est revenu à André pour « le meilleur tricheur marseillais ». Après plusieurs danses de groupe, nous sommes tous fatigués et tout le monde va se coucher, avec le sourire de cette superbe semaine passée ensemble.
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Bilan scientifique de la semaine

Cette semaine a été l’occasion d’explorer comment on pourrait caractériser le sol en jouant à la fois sur les observations des roches et de la flore. Cette étude n’avait pas encore été menée dans le cadre de nos séjours OSI et cette semaine était donc la phase de test. Au final, nous sommes très contents d’avoir pu repérer sur les cartes géologiques une transition de 2 types de sols différents et que nous avons su retrouver ensuite sur le terrain. A partir du recensement de la flore sur ces 2 terrains, nous avons clairement pu montrer que certaines plantes étaient présentes d’un côté et non de l’autre, ou alors qu’une même espèce était abondante d’un côté et nettement moins de l’autre. A partir des données de Flora Helvetica indiquant pour chacune de ces plantes les caractéristiques du sol sur lequel elles poussent, nous avons pu constater qu’elles étaient associées à des sols aux caractéristiques très similaires. Statistiquement, en considérant les 10 plantes les plus abondantes d’un côté et de l’autre de la transition géologique du sol, nous pouvons penser que le sol est légèrement plus sec au-dessus de la mine. Cependant, notre cas d’étude est délicat par ailleurs car la présence de la mine et du gros tas de roches devant la mine (ce qu’on appelle le carreau de la mine, c’est à dire la surface devant la mine sur laquelle les roches étaient cassées pour en extraire le minerai) change nettement le type de milieu. Nous avions donc d’un côté un milieu type lande à éricacées, et de l’autre un milieu type éboulis/rocailles. Or, le milieu influence aussi beaucoup la flore. Il faudra donc prolonger cette étude avec plusieurs situations topologiques et géologiques différentes afin d’approfondir sur les conclusions que l’on peut mener sur la caractérisation des sols à partir des roches et de la flore. Mais ce qui est sûr, c’est que les premières études menées cette semaine sont prometteuses, et qu’il s’agit là d’un sujet à explorer lors de prochains séjours.
Encore un grand merci à tous nos scientifiques en herbes (et en roches !) qui ont participé à cette étude ! Et on espère à l’année prochaine !

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